• Economie

    La quotidienne de l'economie

    Retrouvez toutes les semaines l'émission radio en direct pour ne rien manquer de l'actualité économique de notre territoire. Le rendez-vous hebdomadaire à ne pas louper ! en savoir +

    Les acteurs publics

    • La CCI
    • La Chambre de Métiers
    • La Chambre d'Agriculture
    • Le Conseil général
    • Le Conseil régional

  • Emploi et Fomation

    Prochainement, ouverture de la rubrique

  • Politique

    Prochainement, ouverture de la rubrique

Info : le site étant actuellement en construction, nous nous excusons des gênes occasionnées.

La rubrique du coach : nos croyances limitantes et ressources

Nos croyances limitantes et ressources 

Je crois que… Je ne crois pas !

Combien de nos actions quotidiennes, de nos décisions, sont conditionnées par l’état interne que génèrent ces deux allégations ?

Si je vous dis 80%, vous me croyez ?

Le déroulement de notre quotidien est presque continuellement  influencé par les croyances limitantes et par les croyances ressources que notre inconscient nous dispense. Le but du coaching est bien entendu de guider la transformation de la première allégation vers la seconde.

Les croyances sont les règles de notre vie, selon Andrés Ubierna, consultant argentin, spécialiste des processus de gestion du développement humain. Ces règles peuvent être libératrices, nous donner la permission pour atteindre nos objectifs et vivre selon nos valeurs. Mais elles peuvent être des obstacles pour réaliser nos objectifs et nous amènent à penser que nous ne pouvons pas les atteindre.

Nos relations, nos compétences et nos capacités sont influencées par les croyances que nous construisons sur nos expériences. Elles agissent comme si elles étaient la réalité. Dans un sens elles sont des prophéties. Si nous pensons que nous sommes gentils, les gens nous abordent ouvertement, nous sommes sociables, on aime notre compagnie et le vécu renforce notre croyance. 

Si les croyances sont formées par des expériences,  l’inverse est vrai. Nous pouvons choisir nos croyances et en changer. Cependant, la croyance que les croyances peuvent se changer est un défi pour beaucoup de gens. Nous les voyons comme des biens personnels. On parle d ‘«avoir» et «préserver» ses « croyances », les « gagner» et les «perdre». Et, bien sûr, personne ne veut «perdre» quelque chose. Il est beaucoup plus productif de parler d’«abandon» que « perte » de croyances. 

Fait intéressant, les croyances, qu’elles soient individuelles ou des jugements collectivement convenus, sont des constructions de langage. La façon dont nous structurons notre discours est un reflet des croyances que nous détenons. Par conséquent, la langue est un champ fertile pour la conception de nos croyances. Changer la façon dont nous parlons est une stratégie efficace de changement de nos croyances limitatives.

 

Le cas d’un chef d’entreprise qui évitait son exposition publique

Florent C. reçoit dans son bureau, à sa demande, le cadre responsable logistique de son entreprise. Celui-ci lui fait part d’une inquiétude récurrente depuis quelques temps…

- « Nous perdons du temps, beaucoup de temps et d’efficacité dans le travail à cause de rumeurs qui circulent sur une réorganisation que vous auriez en tête et par conséquent d’emplois, notamment de manutention, qui pourraient disparaître. Vos réponses aux questions  sur l’éventualité d’une
restructuration des effectifs de l’entreprise, posées par les représentants du personnel en Comité d’Entreprise, n’ont pas rassuré.

- Je pense pourtant avoir été clair, lui répond Florent C.

- Si vous me le permettez, j’insiste pour que vous y réfléchissiez.

- Où est le problème ? »

Florent C. est un ingénieur très compétent qui a repris une filiale industrielle de l’entreprise où il occupait un poste d’encadrement supérieur technique. Il ne croit pas à sa capacité relationnelle et souffre d’une timidité paralysante. Ses décisions sont rarement accompagnées d’une implication personnelle en communication. Son côté secret et réservé impressionne ses interlocuteurs. S’exprimer devant un groupe de plus de quelques personnes, d’autant plus si elles ne lui sont pas familières, lui est impossible. Il croit que sa timidité réduira ses moyens intellectuels et qu’il se fera enfoncer à la première remarque.

Que faire ?

Il ne peut demander à personne de se substituer à lui. Il doit assumer, agir et s’expliquer. Comment affronter cette croyance qu’il n’est pas capable de s’exprimer en public ?

Nous réfléchissons ensemble à ce qui lui fait peur dans cette démarche. Il évoque la perte de pouvoir, la perte de ses moyens, les doutes sur ses capacités qui atteindraient son autorité. Nous décidons de faire appel aux conseils d’un acteur de théâtre qui va le faire travailler sur scène, préparer et dire des textes qu’il aura préalablement mémorisés. Travail intense et rapide car dans un temps étonnamment court, Florent C. prend conscience des origines de cette croyance limitante, elle remonte à l’enfance, sort de sa carapace et de son introversion pour exprimer clairement et sans peur un propos préparé et maîtrisé. Concentré sur ce qu’il dit, il oublie la pression que jusqu’alors l’environnement exerçait sur lui.

Il sait depuis que l’improvisation ne lui convient pas, mais que la préparation approfondie d’une réunion et sa concentration personnelle lui permettent de dépasser sa timidité. Il y croit, il le fait.

 

 

Une technique éprouvée : Inner game

Inner game ou jeu intérieur est une technique de renforcement et de développement de performances personnelles ou collectives, d’abord appliquée dans les milieux sportifs (tennis, golf, ski…) puis répandue dans les plus grandes entreprises américaines. Elle consiste à un dialogue entre soi et son mental pour combattre les interférences qui nous éloignent de nos objectifs.  Son créateur, Tim Gallwey, raconte : « En 1971, pendant un congé sabbatique d’une carrière dans l’enseignement supérieur (Harvard University), je  prends un poste de professionnel de tennis à Seaside, Californie. Tout en enseignant le tennis, un jour, j’ai réalisé que beaucoup de mes instructions pédagogiques ont été incorporées dans l’esprit de l’étudiant comme une sorte de «commande et contrôle », auto-dialogue qui a significativement interféré avec l’apprentissage et la performance. Quand j’ai demandé cela, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de choses dans l’esprit de mes élèves de tennis qui empêchaient l’objet véritable de l’attention.  J’ai alors commencé à explorer les moyens de concentrer l’esprit du joueur sur l’observation directe et non sur le jugement des balles, le corps et la raquette d’une manière qui renforcerait l’apprentissage, la performance, et la jouissance de ce processus. » 

A bientôt,
Coachement vôtre.
Gilles Levy

 

Ajouter un commentaire