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Les saveurs des miels du Périgord

Avec les premiers froids, les 1400 apiculteurs de Dordogne lancent une campagne de séduction auprès des consommateurs périgourdins, rappelant la diversité et la qualité de leurs miels. Châtaignier, acacia, tilleul, forêt, toutes fleurs, crémeux, la Dordogne, par la diversité de ces espaces naturels et de sa flore, offre une large palette de miels très typés, récoltés de mai à fin juillet/début août. Chaque produit obtenu est différent.
Q
ui sont les apiculteurs de Dordogne ? La filière apicole de Dordogne regroupe à la fois des amateurs, les plus nombreux, des pluri- actifs et des professionnels. Les premiers possédent au maximum 10 ruches et représentent 82 % des apiculteurs. La consommation reste familiale et le surplus est vendu dans le réseau local. Les pluri-actifs, soit 16 % des apiculteurs, détiennent jusqu’à 150 ruches. La vente de miel représente pour eux un complément économique. Enfin, la Dordogne compte une trentaine de professionnels, soit 2 % des apiculteurs, dont le revenu provient uniquement de cette activité apicole. Ils détiennent 45 % du cheptel et la commercialisation s’effectue en vente directe, en demi-gros et, de façon très minoritaire, vers le négoce.
Où trouver les Miels du Périgord ?
En Dordogne, la production est essentiellement commercialisée en vente directe sur les marchés locaux, chez les apiculteurs ou auprès de détaillants comme des boutiques de produits locaux, des épiceries ou des boulangeries. Le consommateur peut également trouver des miels du Périgord sous la marque collective « Saveurs du Périgord » en grande surface.
Apidor lance cet hiver un plan de séduction pour ce nectar, à consommer sans modération.
Le seuil de viabilité de l’activité peut être atteint à partir de 250 ruches, selon le type de commercialisation et de valorisation des produits. la valorisation du miel dépend du type de conditionnement (250 gr, 500 gr, 1 kg…) et du circuit de commercialisation.
Organisation de la filière
Deux syndicats apicoles accompagnent le développement de la filière avec la mise en place de ruchers-écoles, l’organisation de la défense des intérêts des apiculteurs, des achats groupés des prêts de matériels, la promotion des produits… Un Groupement de défense sanitaire apicole (GDSA) aide à la protection sanitaire de l’abeille, notamment sur la lutte anti-varrao. Ces trois structures sont regroupées dans une Union départementale d’apiculteurs : APIDOR.
Repères : production française :
40 000 tonnes consommées par an,
Production française estimée à 20 000 tonnes, soit une baisse de 20 % de la production en 7 ans
20 000 tonnes importées de Chine, Hongrie ou d’Amérique latine
Consommation moyenne de 600 grammes par an et par personne
Extrait de Périgord Entreprendre 8 - Déc.-janv. 2012
Valérie Desfrançois
Valérie Desfrançois












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